Burn-Out et souffrance au travail : le bien-être est une norme !

Nous voyons trop de personnes en manifestation évidente de souffrance (souvent accompagnées par un proche, d’ailleurs, ce qui montre la réalité de la détresse) pour qu’il y ait encore le moindre doute : non il ne s’agit ni de simulation ni d’une faiblesse de caractère. Au contraire, la plupart implosent entre le marteau des exigences et l’enclume de l’insuffisance des moyens mis à disposition et se sentent coupables de ne pas réussir l’impossible. Alors ils redoublent d’efforts en silence. Jamais l’ombre du laisser-aller sinon il n’y a ni burn-out ni souffrance.

Le burn-out est un vrai trauma neurologique, avec troubles cognitifs, neuro-végétatifs et somatiques profonds.

Et puis il y a ces situations à la limite du harcèlement, faites d’exaspérations, de déconsidération, d’instructions paradoxales, etc. etc.  Dans l’état actuel des mentalités ni les juges ni les intervenants officiels ne voient de harcèlement moral lorsque les agressions se situent au bas de l’échelle de Richter de la violence morale. Et pourtant : soumettez la plus solide des tours à une petite vibration constante et elle s’effondrera tôt ou tard. Aucun organisme humain ne résiste à la tension ou à l’hostilité chronique. Aucun. C’est juste une question de temps : certains résistent plus longtemps, d’autres moins.  Que faire quand un cadre se réfugie dans les toilettes pour pleurer ? Et on le sait : en Belgique la démission n’est pas une option.

Il existe une législation bien-être mais elle est en avance sur les mœurs : rares sont les entreprises qui ont intégré le message et qui cultivent cette plus-value. Nos avocats peuvent activer ces règles au bénéfice du client et rappeler à chacun ses responsabilités légales.

LITIS S travaille avec des médecins spécialisés dans la souffrance au travail (principalement le Burn-out Institute du Dr P. Mesters, nous recommandons son livre « Vaincre l’épuisement professionnel » – éditions Laffont) car une intervention utile comporte un volet médical : la personne en souffrance n’est pas en mesure de faire son propre diagnostic ni de définir une stratégie de sortie de la zone de souffrance.

L’intervention d’un avocat spécialisé est aussi le dernier avertissement pour l’entreprise : il y a eu un « accident psychosocial » et la responsabilité objective de l’entreprise est mise en cause. Nier cela deviendrait une faute lourde et permettrait d’activer d’autres régimes responsabilités avec des indemnisations conséquentes. Car le burn-out ou l’effondrement nerveux ne sont ni imaginaires ni anodins. Le législateur a pris la mesure du fléau, l’entreprise doit admettre. Et certaines le font très bien, alors pourquoi pas les autres ?